Cette approche du développement n’est pas une science exacte, mais une façon différente d’appréhender le développement.
Elle repose sur une gestion globale des besoins humains, pensée sur le long terme, de l’échelle locale à celle de la planète.
Cette gestion vise l’équilibre entre croissance économique, bien-être des personnes et respect de l’environnement :
Economie : développer la croissance et l’efficacité économique pour favoriser la création de richesses pour tous à travers des modèles de production et de consommation durables.
Social : satisfaire les besoins humains (en matière de santé, logement, consommation, éducation…) et répondre à un objectif d’équité sociale.
Environnement : préserver, améliorer et valoriser l’environnement et les ressources naturelles sur le long terme.
A ces "trois piliers", certains ajoutent une quatrième dimension : la gouvernance .
Le développement durable renvoie en effet à la nécessité du dialogue, de la concertation, de l’adhésion. Il réaffirme l’esprit démocratique, selon lequel chacun se devant d’être acteur, doit pouvoir savoir et comprendre pour participer.
Cette gouvernance doit permettre de mieux saisir la complexité des problèmes et situations, en favorisant la transversalité et "l’intelligence collective" (co-construction entre acteurs concernés, de tous horizons).
Elle permet ainsi de construire des solutions adaptées à chaque situation, plus viables, vivables et soutenables, … donc plus propices à l’adhésion.
La mise en oeuvre du développement durable renvoie enfin à un certain nombre d’autres principes comme la solidarité, la participation, la précaution, le sens des responsabilités, la transparence, l’innovation sociale et technologique.

